
| Alfa Romeo 6C 2500 SS L’histoire ![]() C’est au mois d’août 1939 que le belge Joseph Nothemb, amateur de belles voitures, se rendit à Bruxelles pour passer commande à Umberto De Mola, carrossier de renom. Le cahier des charges était simple, il s’agissait ni plus ni moins de construire « la plus belle voiture au monde ». Pour De Mola, d’origine italienne, cette commande représentait un véritable défi, car le châssis à partir duquel il devait travailler était italien, et par n’importe lequel, très précisément celui d’une Alfa Romeo 6C 2500. À cette époque, Alfa Romeo n’était pas uniquement un constructeur, ce nom était également synonyme d’excellents résultats en compétition. Dans les années 20 et 30, Alfa construisit tous les types de voitures, depuis la petite berline jusqu’aux voitures de sport les plus folles. Toutes avaient, naturellement, le charme incomparable de la marque italienne et chacune avait toujours quelque chose de nouveau à proposer. Ce à quoi De Mola ajouta sa touche. La voiture ClassicInside – La newsletter hebdomadaire de Classic DriverAbonnez-vous, c'est gratuit ! |
La voiture![]() Il n’est pas étonnant que Joseph Nothemb ait décidé qu’une Alfa Romeo serait la base idéale pour réaliser la voiture de ses rêves. La 6C 2500 fut présentée en tant que berline pour la première fois en 1939. Plus tard, il fut proposé trois versions de cette même voiture ; une berline à cinq, six ou sept places, une voiture de sport et même une version ‘Supersport’. La ‘Supersport’ existait en trois modèles ; un spider à deux places, un coupé et un cabriolet. Parmi ces trois configurations, Nothemb choisit le spider. Il fallut un an à De Mola pour créer ce chef-d’œuvre, un roadster unique en son genre au profil élégant, presque osé et arborant une robe bicolore. La biographie ClassicInside – La newsletter hebdomadaire de Classic DriverAbonnez-vous, c'est gratuit ! |
La biographie![]() L’imminence de la Deuxième Guerre mondiale influença naturellement l’histoire de cette voiture. Il paraîtrait que le Prince Bernhardt des Pays-Bas conduisit l’auto peu de temps après sa livraison. Quant aux différents propriétaires de l’auto, une chose est certaine ; en 1944, l’armée américaine confisqua le Roadster de De Mola pour une courte période. L’Alfa Romeo réapparut un an plus tard en Tunisie. Un soldat américain en tomba amoureux, l’acheta et la fit transporter aussi vite que possible vers les Etats-Unis. La voiture fut remise en état, on utilisa alors des pièces Ford pour sa restauration. Au dire du nouveau propriétaire, il paraîtrait qu’Henry Ford ôtait son chapeau chaque fois qu’il voyait une Alfa Romeo, il en signe de respect… Si cette légende est vrai, aucun doute qu’il se serait décoiffé au passage de cette nouvelle construction... Puis un nouveau propriétaire de l’engin, un employé des postes répondant au nom de Hatmon, fit recouvrir la voiture d’une peinture « Corvette Rallye Red », un rouge qui n’aurait sans doute pas été du tout du goût de De Mola et Nothemb. Dans les années 70, la voiture fut achetée par un millionnaire américain qui la proposa, quelque temps plus tard, au musée de Beaulieu. Ce n’est que peu de temps après que des experts automobiles s’intéressèrent à la voiture, entreprirent de la restaurer et de la remettre dans son configuration d’origine, ou du moins dans un état s’y rapprochant. Texte: Ariane Budniewski Photos: Automedia Les Chiffres ClassicInside – La newsletter hebdomadaire de Classic DriverAbonnez-vous, c'est gratuit ! |
Les Chiffres![]() Moteur: 6 cylindres à 3 carburateurs Weber horizontaux Cylindrée: 2443 cm³ Puissance: 100 cv à 4800 tours/min. Poids: 1250 kg Empattement: 2700 mm Vitesse maximale : 170 km/h ClassicInside – La newsletter hebdomadaire de Classic DriverAbonnez-vous, c'est gratuit ! |